DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE

Mesdames et Messieurs,

Nous voici de nouveau, réunis au Rond Point Dafra, et cette fois-ci, pour la clôture de la XIVème édition de la Semaine Nationale de la Culture, Bobo 2008. Durant une semaine, plus de 1400 artistes ont rivalisé d’ardeur, qui pour le Grand Prix National des Arts et des Lettres de sa discipline, qui pour la promotion de sa troupe à travers des animations dans la cité culturelle de Sya. Ces prestations, que ce soit dans les arts plastiques, appliqués et du spectacle, dans les sports traditionnels ou au tir à l’arc, confirment l’implication croissante de nos populations des régions et de la diaspora, de nos établissements scolaires et universitaires, de nos associations et organisations, dans la vie artistique et culturelle. Au-delà de cette implication, chaque festivalier retiendra la ferme volonté d’un pays de placer l’homme au centre du développement, et donc de valoriser ce qu’il y a de plus cher pour lui, sa culture.

 

Mesdames et Messieurs,

Une connaissance approfondie de notre patrimoine culturel, matériel et immatériel passe par l’éducation culturelle, une éducation qui rompt avec la conception traditionnelle de la culture. En effet, de la notion étroite qui confinait la culture à la réflexion sur le degré de raffinement des arts et des lettres, à l’éducation au goût que les humanités classiques avaient pour mission de façonner, à l’exercice des arts, notre action vise une éducation plus large, intégrant la vision, les valeurs, les traditions et les coutumes qui caractérisent les peuples.

 

Si on connaît les pyramides d’Egypte, les temples de l’Acropole à Athènes, le Forum Romain et les cathédrales du Moyen - Age, c’est parce qu’un travail préalable a été fait pour en faciliter l’enseignement. Une merveille de l’histoire comme Tombouctou reste encore méconnue et ce serait peu dire que d’affirmer que la jeunesse burkinabè ignore les richesses des royaumes Mossi, Gourmantché, bobo ou peulh qui ont fait la fierté de notre pays.

 

On sait encore moins sur les peintures rupestres de Pobé Mengao, les ruines de Loropéni ou de Kissi, trésors grâce auxquels on peut aujourd’hui assurer que dès le quatrième siècle après Jésus Christ, il existait une civilisation sur le territoire burkinabè, alors que jusque très récemment, on datait cette présence du VIIème siècle. Je suis certain que d’autres vestiges existent encore ailleurs, comme de vives démonstrations de la créativité et de l’intelligence de nos peuples depuis l’antiquité.

 

C’est pourquoi, j’invite notre jeunesse, nos chercheurs et promoteurs culturels à mettre aussi leur talent dans l’étude, la valorisation et la promotion de notre patrimoine culturel, matériel et immatériel, car il est le témoin des réalisations palpables du passé des peuples, la confirmation du niveau d’exercice de leur créativité, de leur intelligence.

 

Mesdames et Messieurs,

Cette édition s’achève sur une note de satisfaction, satisfaction des artistes d’avoir contribué par leurs prouesses à l’édification et à la consolidation de notre identité culturelle, satisfaction des participants d’avoir vécu des moments intenses de ressourcement culturel, satisfaction de l’administration culturelle d’avoir posé la première pierre du palais de la culture de Bobo-Dioulasso.

 

Ce temple de la culture dont l’architecte principal est le Président du Faso lui-même, sera un cadre propice de promotion de la création et de l’industrie culturelle. C’est pourquoi, je voudrais réitérer mes sincères remerciements à son excellence Blaise Compaoré, président du Faso, président du Conseil des ministres pour cette sollicitude à l’endroit des artistes et de la population de Bobo-Dioulasso, à son excellence Tertius Zongo, Premier Ministre, chef du Gouvernement pour son intérêt réitéré pour la culture.

 

J’adresse mes vives félicitations à tous les lauréats qui, dans leurs disciplines respectives, nous ont gratifiés de moments d’intenses émotions qui seront gravés dans les annales de la SNC. Dans l’esprit de réussir brillamment cette édition, le comité national d’organisation n’a pas ménagé ses efforts pour produire un programme où tous les participants pouvaient se retrouver. Je voudrais les en féliciter chaleureusement et en leur nom solliciter l’indulgence de nos hôtes pour toutes les imperfections qu’ils auraient constaté au cours de cette Semaine.

 

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurais terminer cette allocution sans dire merci à tous ceux qui ont contribué à la tenue de cette édition. Mes remerciements s’adressent particulièrement aux partenaires techniques et financiers, à l’UNICEF, à l’OIF, à tous les médias nationaux et au nombre important d’organes de presse étrangère.

 

Je voudrais également faire une mention spéciale à la vaillante population de la ville de Sya, au conseil municipal de la commune de Bobo-Dioulasso, au gouverneur de la région des Hauts-Bassins ainsi qu’au Haut commissaire du Houet pour leur investissement sans réserve dans l’organisation de cette fête de la culture.

 

A toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont travaillé à la réussite de cette manifestation et que je ne saurai citer nommément, je dis une fois encore merci, merci pour tout.

 

Je souhaite un bon retour à tous dans vos foyer et pays de résidence en espérant que vous avez passé un séjour agréable dans la capitale culturelle du Burkina Faso.

 

Sur ce, je déclare close la XIVème édition de la Semaine Nationale de la Culture, Bobo 2008, et vous donne rendez-vous pour la XVème édition qui aura lieu du 27 mars au 03 avril 2010.

 

 

 

Je vous remercie.



01/04/2008
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