Fait divers de sacré : Le principe d’Adèle

Fait divers de sacré : Le principe d’Adèle

mardi 3 juin 2008.
 
Adèle marchait avec Gaston. Je dis “marchait” parcequ’aujourd’hui, Adèle n’est plus de ce monde. Elle est morte de ne pas savoir aimer. Les deux jeunes gens marchaient ensemble, ils croyaient s’aimer. En tout cas, Adèle le croyait sincèrement, profondément.

Gaston n’était venu au monde que pour elle Adèle, et elle se sentait réellement vivre, qu’auprès de lui. Inutile de préciser que dans ces conditions-là, elle n’avait plus d’oreille pour écouter les appels à la prudence de ses parents.

Le temps passant, Gaston avait fini de son côté par se rendre compte qu’il n’aimait pas vraiment Adèle. Elle aurait été pour lui comme un bon mets très attirant mais dont on perd complètement l’envie une fois qu’on l’a consommé... A côté, il y a d’autres plats tout autant bons qu’attirants.

Et Gaston avait commencé à négliger Adèle, à lui préférer d’autres filles et finalement, à rompre avec elle. Adèle accepta mal cette nouvelle situation. Son désespoir fut donc très grand lorsqu’elle se rendit compte que ni ses pleurs, ni ses scènes ne feront revenir son Gaston...il était rassasié.

Alors une nuit Adèle se rendit chez sa meilleure amie. Elle lui dit qu’elle avait pris une très forte quantité de comprimés et qu’elle se rendait chez Gaston pour y mourir. Et elle s’en alla. Peu de temps plus tard, cette amie la vit revenir. Elle était très mal en point. Elle lui expliqua qu’une fois arrivée chez Gaston, celui-ci qui était en compagnie, lui avait fermé la porte au nez. Elle venait donc supplier son amie d’aller le faire sortir afin qu’elle lui parle. Sait-on jamais !

Cette amie qui aurait été mieux inspirée d’appeler les pompiers, fit cependant ce que lui demandait Adèle. Elle se rendit chez Gaston, réussit à le faire sortir de sa maison et lui relata l’état dans lequel se trouvait Adèle. Gaston n’a pas endurci son cœur. Il a suivi l’amie en motocyclette pour aller voir Adèle. Arrivés au domicile de cette dernière, on leur fit savoir que se sentant mal, Adèle était rentrée.

Gaston et l’amie décidèrent de se rendre chez elle pour voir. Ils n’arrivèrent pas à son domicile. De loin, ils virent un attroupement. Ils s’approchèrent et virent une personne allongée par terre. Ils n’eurent pas besoin qu’on leur dise qui c’était. Gaston démarra comme un fou à la recherche d’une cabine d’où appeler les sapeurs-pompiers. Les secours arrivèrent trop tard.

On dit souvent que les grandes douleurs sont muettes ; celles-là sont les plus difficiles à supporter, Adèle en est morte.

Sacré Chéidou OUEDRAOGO

Sidwaya



04/06/2008
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