FILIPPE POUR BOOSTER LA CULTURE BURKINABE

 

 

C'est désormais connu ! Avec la nomination du nouveau gouvernement, le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCAT) et celui de l'Information et la Communication ne font plus qu'un. L'information rejoint la culture ou la culture retourne à l'information c'est selon. Une chose est claire cette innovation va laisser des traces le mieux serait que nous gardons un bon souvenir de ces traces. Le nouveau pilote de ce navire qui a pour mission de mettre les médias au service de la promotion de la culture nationale n'est pas un novice. Filippe Savadogo, car c'est de lui qu'il s'agit, précédemment ambassadeur du Burkina à Paris, a d'abord été Délégué Général du FESPACO. Devenu doyen du corps diplomatique africain en France pour y avoir passé 11 ans, il aura fait rayonné pendant tout le temps de son séjour la culture burkinabé. On se rappelle encore des images des journées culturelles régulièrement organisées. Il a d'ailleurs été félicité par M. Bernard Kouchner, Ministre français des affaires étrangères pour son pour son rôle dans l'intensification des relations culturelles entre le Burkina et son pays.

Cette nomination est donc un retour au bercail pour l'homme. Nous ne disons pas qu'il a été coupé du pays, mais les onze années passées en France, qui constituent une capital certain d'expériences peuvent aussi se révéler être un handicap. Filippe arrive avec une nouvelle façon de voir espérons pour le salut de notre culture, pardon pour notre salut, que les uns et les autres sauront taire leurs mesquineries pour l'appuyer dans sa tâche. Si du côté de l'information les choses semblaient se tenir, il faut reconnaître qu'à la culture, une certaine léthargie avait commencé à s'installer. La glorieuse époque « Mahamoudou » avait commencé à prendre quelques rides. Dans les coulisses sombres de l'affairisme, du népotisme, des profits personnels, la culture burkinabé a failli littéralement « rendre l'âme ». Ce ministère manque de personnel qualifié et de cadres concepteurs capables de tracer une ligne directrice pour notre culture. Le secteur culturel ne vit pas sans passion. Alors que nombreux sont ceux qui réduisent la culture à « l'amusement », Filippe doit penser à la formation de cadres culturels. Sinon tous les médias mis à sa disposition n'y pourront rien.

David Sanon



18/08/2007
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