LA DECLARATION DE OUAGADOUGOU

 

Les Etats membres de l’espace CEDEAO et la Mauritanie, doivent reconnaître le caractère indivisible de la liberté de la presse et respecter les engagements pris dans le cadre des conventions internationales, régionales et sous régionales réaffirmant la liberté, l’indépendance et la sûreté de la presse, et Favoriser cet objectif abrogeant d’urgence les lois sur la diffamation et l’injure publiques, Appellent les gouvernements et les parlements des Etats membres de l’espace CEDEAO et la Mauritanie à examiner et à abolir d’urgence toutes les autres lois qui limitent la liberté de la presse, Appellent les gouvernements de l’espace CEDEAO et la Mauritanie qui ont emprisonné des journalistes pour leurs activités professionnelles à les libérer immédiatement et à autoriser les journalistes contraints à l’exil à rentrer dans leur pays, Condamnent toutes les formes de répression des médias de l’espace CEDEAO et de la Mauritanie qui permettent d’interdire des journaux, et l’utilisation d’autres sanctions comme le prélèvement de taxes à l’importation sur le papier journal et sur le matériel d’impression et la suppression des annonces publicitaires, Appellent les Etats membres de la CEDEAO et la Mauritanie à se conformer aux principes énoncés dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et autres protocoles, et à offrir des garanties constitutionnelles à la liberté de la presse, Appellent les Etats membres de la CEDEAO et la Mauritanie à promouvoir la liberté de la presse en aidant notamment les médias dans les domaines de la défense légale, du développement des compétence et l’accès au capital et à l’équipement, Appellent les Etats membres de la CEDEAO et la Mauritanie à créer un fonds pour le développement des médias et recommandent qu’une attention prioritaire soit accordée à la réforme juridique des médias, notamment à la suppression des délits de diffamation et d’injures publiques pour débarrasser l’espace sous régional ouest africain des lois sur la diffamation et l’injure publique. Les femmes et hommes de média de l’espace CEDEAO et la Mauritanie prenant part au séminaire régional sur la dépénalisation des délits de presse font cette déclaration à partir de Ouagadougou, en appelant solennellement tous leurs Etats à reconnaître que le progrès politique et économique qu’ils appellent de leurs vœux ne peut aboutir que dans un espace de liberté, et doté d’une presse libre et indépendante de tout contrôle gouvernemental, politique ou économique. Cette Déclaration sera présentée au Président de la Commission de la CEDEAO avec la demande qu’elle soit distribuée à tous les Etats membres de la CEDEAO pour être approuvée par la CEDEAO lors de sa prochaine rencontre au sommet des Chefs d’Etat.

 

Ouagadougou, le 29 février 2008

 

Les participants

 



11/03/2008
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