On murmure : Climat de suspicion au sein des femmes CDP du Boulmiougou

On murmure : Climat de suspicion au sein des femmes CDP du Boulmiougou

mercredi 7 mai 2008.
 
Il est parvenu à Kantigui qu’un groupe de femmes militantes du CDP habitant Boulmiougou (Ouagadougou) redouterait d’ores et déjà, des manœuvres souterraines d’usurpation de leur structure associative par une non résidente de l’arrondissement. Les plaignantes bâtissent leur argument sur le fait que leur actuelle responsable vient de l’arrondissement de Baskuy.

Elle serait parvenue à la tête de l’Union des femmes du Boulmiougou avec la bénédiction du maire d’arrondissement qui aurait convaincu ses consœurs de la laisser occuper ledit poste pour un seul mandat. Kantigui s’est entendu expliquer que tout serait en train d’être mis en œuvre pour que "l’usurpatrice" rebelote au moment où les tractations sont en cours pour le renouvellement des structures féminines du parti majoritaire. Des rumeurs persistantes soutiendraient qu’elle aurait déjà reçu l’aval de la députée, coordonnatrice des associations des femmes CDP du Kadiogo.

Ce qui a ravivé un climat de suspision au sein des femmes du Boulmiougou, d’autant plus que le maintien de "la femme de Baskuy" à la tête de l’Union du Boulmiougou vient violer les textes réglementaires.

Kantigui a ouï dire qu’une frange importante de femmes serait prête à donner de la voix pour barrer cette injustice. Vrai ou faux ? Kantigui invite les responsables du CDP en charge du renouvellement des instances féminines de leur parti à prendre les mesures nécessaires pour que ces échéances se déroulent dans la quiétude.* Un citoyen de Banfora interpelle le Comité national de lutte contre le Sida

Kantigui a reçu une lettre de Banfora d’une personne vivant avec le VIH-Sida. Dans la lettre, le citoyen interpelle le Comité national de lutte contre le Sida, afin qu’il ouvre l’œil sur la mauvaise gestion que font certaines associations de l’aide et des soutiens qui leurs sont accordés. Prenant le cas d’une association d’aide aux personnes vivant avec le VIH-Sida à Banfora, il dénonce des comportements qui ne permettent pas aux malades d’être pris en charge dans les bonnes conditions, malgré les efforts consentis par les autorités pour réduire le prix des antirétroviraux. Kantigui espère que le Comité national de lutte contre le Sida prendra des mesures efficaces pour éviter que des individus cupides ne se fassent de l’argent au détriment des malades du Sida.


* Un enseignant impudique à l’ENEP de Bobo-Dioulasso

Kantigui a été très choqué d’apprendre en début de semaine, le scandale qui éclabousserait un enseignant, passé maître du harcèlement sexuel à l’Ecole nationale des enseignants du primaire, bastion par excellence de la formation des futurs éducateurs. La personne incriminée n’est autre qu’un conseiller pédagogique de 55 ans, enseignant les disciplines d’éveil. Ce dernier, selon les sources de Kantigui est passé maître dans l’art de harceler sexuellement les élèves institutrices et surtout parmi elles, les femmes mariées.

Et il n’a pas trouvé mieux que de s’en prendre il y a quelques semaines, à l’épouse d’un enseignant du primaire qui serait restée stoïque face aux propositions indécentes de l’encadreur. A bout, la femme selon les sources de Kantigui, se serait finalement confiée à son mari qui, à son tour, a saisi qui de droit. L’individu à ce qu’on dit n’est pas à son premier forfait. En tout cas, l’affaire fait des gorges chaudes dans le milieu enseignant. Et les mêmes sources de se souvenir qu’en 2007, il avait subi des réprimandes de sa direction pour les mêmes faits sur l’épouse d’un attaché de santé. Le revoilà encore cette année accusé des mêmes faits ! Kantigui s’est laissé dire, “chassez le naturel, il revient au galop ”. Mais à ce coup-ci, le problème aurait été pris très au sérieux par la hiérarchie et la gendarmerie où l’époux a déposé une plainte.


* Des masques s’en prennent à la famille Palm à Tounouma

Kantigui a appris que lors des grandes funérailles à Tounouma (secteur n° 3 de Bobo-Dioulasso), les masques bobo ont, par moments, débordé. C’est ainsi qu’une demi-douzaine d’entre eux aurait fait irruption le 27 avril aux environs de 19 heures 30 minutes, dans la famille Palm (du ministre des Sports et des Loisirs, Jean-Pierre Palm) au quartier Saint Etienne de Tounouma (secteur n° 16). Ils se sont alors mis à fouetter les occupants de la concession qui étaient couchés dehors sur la terrasse en raison de la chaleur. On dénombre des blessés dont la mère et la sœur du ministre Palm qui, jusqu’au passage de Kantigui en famille le 6 mai dernier, ne comprenaient pas ce qui leur est arrivé. Dans sa riposte, la famille a réussi à retirer une tête de masque dont le porteur a pu prendre la fuite.

Aux dernières nouvelles, la tête en question aurait été récupérée par les notables de Tounouma. Ce que Kantigui déplore, c’est que les coupables n’aient pas été identifiés ni sanctionnés à cause d’une certaine omerta qui règne dans le milieu des masques. Mais les choses en resteront-elles là ? Kantigui se pose la question.


* Le président du Faso salue la mémoire de Aimé Césaire

Kantigui a appris que le président du Faso, Blaise Compaoré a adressé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, un message de condoléances suite à la disparition du grand poète martiniquais, Aimé Césaire, chantre de la négritude. Selon les sources de Kantigui, Blaise Compaoré a salué "la mémoire d’une des figures les plus emblématiques du monde contemporain qui fut avec Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas, celui qui a donné de l’espérance à des millions d’Africains à travers le mouvement de la négritude". Dans la lettre de Blaise Compaoré à Nicolas Sarkozy, le président du Faso a souligné également le bénéfice de l’enseignement d’Aimé Césaire que la mémoire collective s’est appropriée et qui restera vivace pour l’éternité.


* Des gestes qui soulagent

Il est parvenu à Kantigui qu’un patron d’une société de transport en commun de la place a fait preuve d’une grandeur d’âme et d’esprit. Ayant appris que sa province était touchée par l’épidémie de méningite, il se serait rendu auprès des responsables sanitaires pour savoir la quantité de vaccins qu’il fallait payer. Les agents de santé lui auraient rétorqué que le vaccin était gratuit. C’est ainsi que le généreux patron aurait dépêché rapidement ses camions pour aller acheminer les vaccins qui étaient disponibles mais qui manquaient de moyens de transport. Le même patron aurait gratifié son village il y a quelques temps, d’une ambulance. Voilà des actes que Kantigui tient à saluer et à encourager car l’Etat seul ne peut pas tout faire. Que d’autres bonnes volontés emboîtent le pas de cet homme qui ne serait pas à son premier geste à l’endroit des services de santé de sa province d’origine.


* Une messe de requiem aux allures de retrouvailles à Pabré

Les anciens du petit séminaire Pabré se sont retrouvés nombreux, dimanche 27 avril dernier, avec leurs jeunes frères pour célébrer une messe de requiem en souvenir de leur ancien supérieur, le Révérend Père Maurice Catoir, décédé à l’âge de 81 ans le 19 mars dernier en France où il était rentré définitivement en 1996, après 41 ans passés au Burkina.

Arrivé en Haute-Volta en 1955, il a passé 29 ans à Pabré dont 13 ans en tant que supérieur du petit séminaire. Educateur rigoureux, homme droit et de forte personnalité qui s’est donné entièrement à sa mission, le Révérend Père Maurice Catoir, appelé avec respect « Baba », aura marqué plusieurs promotions de séminaristes, devenus prêtres et laïcs de nos jours. Ses lectures spirituelles quotidiennes étaient de véritables leçons de morale et de vie. Les nombreux témoignages dont ceux des missionnaires d’Afrique, (les Pères Blancs), sa congrégation , présents au cours de la messe, parmi lesquels le Père Jacques Lacour de Koudougou, ont ému l’assistance. La vie exemplaire de ce missionnaire émérite, en effet a été évoquée dans nombre de ses aspects les plus marquants. Kantigui qui a suivi l’événement a appris que l’idée de ramener les restes du Père Maurice Catoir au Petit séminaire de Pabré qu’il a tant aimé et servi, fait son chemin. Requiescat in pace.


* Les Peulhs iront danser à Bobo samedi

Kantigui a ouï dire que les Peulhs veulent aller défier leurs parents à plaisanterie en organisant à Bobo-Dioulasso la 2e édition de "Weltaarè", festival des musiques nomades. L’événement serait prévu les samedi et dimanche (10 et 11 mai 2008) prochains avec plusieurs activités : exposition d’objet d’art, une soirée culturelle faite de musique, de danse et d’un défilé de mode. La 2e édition de "Weltaarè" selon la source de Kantigui est placée sous le patronage du ministre Sékou Bâ et le parrainage de M. Issa Barry, président-directeur général de CGIC Afrique international. Ce qui est sûr, Kantigui compte être à Bobo-Dioulasso pour voir qui des Peulhs ou des Bobo savent le mieux danser.

Kantigui

Sidwaya



08/05/2008
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