On murmure : La grève du 13 au 15 mai 2008 fait des gorges chaudes

On murmure  : La grève du 13 au 15 mai 2008 fait des gorges chaudes

mercredi 2 juillet 2008.
 
Kantigui a constaté une retenue de dix mille (10 000) F CFA sur les salaires de juin de nombreux fonctionnaires, notamment des enseignants du primaire. Cette sanction fait suite à la grève du 13 au 15 mai 2008 décrétée par les centrales syndicales et les syndicats autonomes pour protester contre la vie chère. Il est parvenu à Kantigui que cette retenue a indigné plus d’un fonctionnaire relevant du ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (MEBA).

Car la sanction est tombée sur tout le personnel enseignant (inspecteurs, conseillers, instituteurs principaux, instituteurs certifiés, instituteurs adjoints certifiés…). Sans aucune distinction entre grévistes et non grévistes. La ministre de tutelle, Odile Bonkoungou, aurait été interpellée à cet effet lors de la cérémonie marquant le dixième anniversaire de l’Ecole nationale des ensignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya. Les braves combattants de l’ignorance en veulent à leur premier responsable pour les avoir abandonnés entre les griffes de la solde. Ils estiment qu’ils sont toujours les laissés-pour-compte à chaque fois qu’une sanction est prise contre les fonctionnaires. Les enseignants du primaire s’insurgent aussi contre les décisions de leur ministre qui ressemblent parfois à des sentences ou à des menaces. Au moment où l’université est en ébullition, Kantigui espère que le MEBA et ses employés victimes de retenues sauront bien accorder leurs violons pour la bonne marche du premier maillon du système éducatif.


* L’APC/RC pour assainir le milieu des chauffeurs de la région du Centre

Kantigui a appris avec plaisir qu’il y a des conducteurs de la région du Centre qui veulent évoluer dans le professionnalisme. Ces "hommes du volant" ont décidé de se retrouver au sein d’une association dénommée Association professionnelle des chauffeurs de la région du Centre (APC/RC). Selon les informations parvenues à Kantigui, l’assemblée générale tenue dimanche dernier (29 juin 2000), a porté Mme Pascaline Zéi/Ouédraogo à la tête du Bureau exécutif (BE) composé de quatorze (14) membres. La vice-présidence est assurée par Alassane Sanogo alors que le secrétariat général est entre les mains de Gnihami Gnoumou. Les autres membres du BE sont Awa Sawadogo (secrétaire générale adjointe), Mme Gabrielle Caboré (responsable aux relations publiques), Moumouni Lamizana (responsable à l’information et aux TIC), Mme Michelle Nacoulma (responsable à l’organisation), Daniel Compaoré (responsable adjoint à l’organisation).

Moumouni Zoungrana assure le poste de responsable à la formation professionnelle continue. Son adjoint est Yacouba Zézin. Salfo Darga et Adama Yazbo s’occupent des activités socioéconomiques. Quant à Paul Bambara et Edouard Tamini, ils vont gérer les fonds de l’Association (trésorier général et trésorier adjoint). Dans le règlement intérieur et les statuts de l’APC/RC que Kantigui a eu à feuilleter, il ressort que l’association vise entre autres, à instaurer la solidarité, l’assistance et l’entraide entre ses membres. Une autre information que Kantigui a positivement appréciée est la formation professionnelle et continue des membres. Au regard de tout ceci, Kantigui ne peut que souhaiter bon vent à la structure et que les conducteurs du Centre adhèrent massivement à l’APC/RC.


* Ces caniveaux géants, porteurs de tous les dangers

Kantigui a constaté que les autorités communales font de gros efforts pour l’assainissement de notre belle capitale. Cependant, en faisant quelques tours, Kantigui a remarqué que certains caniveaux creusés ça et là pour drainer les eaux en ces temps de pluie, causent de graves désagréments aux usagers qui sont censés être les principaux bénéficiaires. Au secteur n°29 par exemple, certains caniveaux, exposent leurs riverains. Souvent profonds de plus de deux (2) mètres, ces caniveaux, laissés ouverts font courir de gros risques de noyade aux riverains.

De plus, les quelques pluies qui se sont abattues ces derniers jours dans la capitale ont provoqué la dégradation des abords de ces caniveaux qui, si elle devait se poursuivre, va crouler les murs des voisinages. Que dire alors de "ces marigots" de moustiques que sont devenus ces caniveaux. C’est le cas par exemple de ces eaux sales aux abords du mur de l’Institut des sciences (ISD). Outre les odeurs nauséabondes que n’arrive plus à supporter le voisinage, le palu pourrait faire des victimes si aucune disposition n’est prise pour couvrir ces caniveaux. Kantigui qui loue les efforts de l’autorité communale pour l’assainissement, l’encourage vivement à trouver des solutions à ces tombeaux ouverts aux abords de l’ISD et surtout, à permettre aux habitants de sortir de leur maison sans crainte de glisser dans ses trous béants, larges et profonds de plusieurs mètres. Le pire peut être évité.


* SOS pour le pied et la carrière d’un gendarme

Kantigui remarque avec amertume que l’état de santé d’un Maréchal des Logis (MDL) victime d’un accident au cours d’une mission d’escorte de cars TCV va de mal en pis. Le drame remonte au samedi 27 novembre 2004. Ce jour-là, le jeune MDL a été désigné par ses supérieurs comme chef de mission pour la sécurité des passagers sur l’axe Bobo-Dioulasso-Ouagadougou. Lorsque le car est entré en coalition avec un camion, le MDL, chef de mission, est touché au bras et à la jambe droite. Après deux ans de soins aux CHU Sanou Sourou de Bobo-Dioulasso et Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou, le MDL fut enfin évacué en France. Kantigui a appris que le MDL y a subi plusieurs interventions.

Des parties de son corps auraient été même prélevées pour des greffes. Le 8 avril 2007, le MDL serait rentré de la France pour six mois, car il devait retourné en octobre. Le médecin de l’assureur et celui de la gendarmerie nationale lui auraient assuré de ce retour pour des soins complémentaires. Kantigui a été surpris à l’approche de la date fixée, de constater une volte-face à tous les niveaux. Le jeune MDL âgé seulement de 32 ans se voit proposer à la place d’un retour en France, un amputement de son pied. Après cette opération, il sera admis à une retraite anticipée. Son dossier serait déjà classé, même au niveau de la gendarmerie nationale. Pourtant, son médecin français lui aurait confié qu’il pouvait remarcher grâce à des soins plus poussés.

Kantigui

Sidwaya




03/07/2008
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