Produits alimentaires : Un gros contrebandier mis aux arrêts

Produits alimentaires : Un gros contrebandier mis aux arrêts

mercredi 2 juillet 2008.
 
Au commissariat de police de Ouaga 2000, est mise sous scellé, une énorme quantité de produits alimentaires de contrefaçon. Ces vinaigres, eaux de javel, sel "iodé" etc. de qualité dangereuse, dont certains sont frappés de la mention "made in Côte d’Ivoire" étaient clandestinement produits dans un domicile privé au secteur 16 de Ouaga. Une vraie catastrophe alimentaire.

Le commissaire Abdoulaye Ouédraogo de la police centrale de Ouagadougou et ses hommes, ont présenté hier matin à la presse, une grande quantité de produits alimentaires saisis et stockés dans les locaux du commissariat de Ouaga 2000, car étant issus de la contrefaçon. Le pot aux roses a été découvert suite à des plaintes de consommateurs et de certains grossistes.

L’auteur de cette contrebande qui médite également sur son sort à la MACO avait tout simplement transformé son domicile du secteur 16 de Ouaga en une industrie clandestine où étaient produits, à l’aide de matériels archaïques, une dangereuse qualité de vinaigre, d’eau de Javel (frappé du label "La Croix" avec la mention "made in Côte d’Ivoire"), de sel en poudre, de mousquito, etc. conditionnés dans des emballages de récupération refermés à l’aide de gaz. Cet "industriel" indélicat, selon la police, avait en projet la fabrication d’arôme maggi, et, peut-être, bien d’autres produits dont les emballages vides peuvent êtres récupérés dans la rue. Des imprimés d’étiquettes de ce dernier produit ont d’ailleurs été découverts chez le contrebandier.

Outre les emballages vides ramassés dans la rue et les imprimés d’étiquettes des différents produits ci-dessus cités, il y avait dans le lot de matériels saisis, des bidons d’acide ayant très probablement servi à la fabrication du vinaigre, a indiqué la police. Les médecins impliqués dans l’enquête qui s’est ouverte suite à la découverte de cette grande contrebande auraient jugé la qualité de tous ces produits "extrêmement dangereuse pour la santé du consommateur", a précisé le commissaire Emmanuel Nacoulma de la police de Ouaga 2000.

Sur le marché, le consommateur non averti distingue très difficilement ces faux produits des vrais, issus de la marque imitée. C’est dire donc que le vinaigre "made in secteur 16 de Ouaga", et fait à base d’acide de batterie est consommé depuis des mois, arrosé sur du porc au four ou aspergé dans la salade. De même, la fausse eau de Javel a été sans doute utilisée par exemple dans les maternités dans l’intention de désinfecter du matériel qui, en réalité ne l’a jamais été. Le démantèlement de cette industrie criminelle est donc à saluer. Mais Dieu seul sait combien de tonnes de vinaigre, d’eau de Javel, ou de sel dit iodé produits par ce faussaire d’industriel sont actuellement en exposition dans des boutiques à Ouagadougou, et dans des provinces.

Par Paul-Miki ROAMBA

Le Pays



03/07/2008
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