Remaniement ministériel au Burkina Faso : Pour être à la hauteur des attentes de l’heure

Remaniement ministériel au Burkina Faso : Pour être à la hauteur des attentes de l’heure

mercredi 20 août 2008.
 
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Tertius Zongo et Blaise Compaoré

Après près d’un an et demi de fonctionnement du gouvernement Tertius Zongo qui a hérité de nombreux anciens ministres, l’heure semble être au renouvellement ou au redimensionnement de l’équipe. Cela, sans doute pour mieux répondre aux attentes de Tertius Zongo qui laisse entrevoir de grandes ambitions pour le Burkina Faso.

Grandes ambitions, nouveaux hommes pour les réaliser. A suivre de près le Premier ministre, Tertius Zongo depuis son arrivée à la tête du gouvernement burkinabè, il y a près d’un an et demi, la tendance est aux changements, à une meilleure gouvernance visant des résultats quantitatifs et surtout qualitatifs. Comment y parvenir sans un nouveau dynamisme, surtout quand on sait que M. Zongo a en tout cas, fondamentalement, des ambitions d’un type nouveau, pour le Burkina, à travers le programme du Président du Faso. Le besoin de sang neuf, d’une nouvelle race d’hommes politiques dynamiques, jeunes, mobilisables, plus alertes qui pourraient avoir des ambitions nouvelles et novatrices pour le Burkina Faso se fait donc sentir.

Ne serait-ce que pour cette raison, un remaniement ou un réajustement du gouvernement burkinabè est prévisible. Et sur la question, comme pour mettre fin aux supputations et autres rumeurs de longues dates, le président du Faso, Blaise Compaoré a coupé court lors du dernier conseil des ministres avant les vacances gouvernementales. « Pourquoi êtes-vous pressés ? Attendez qu’on revienne… », a - t - il laissé entendre. Ainsi, ce n’est plus un secret, il y aura un remaniement ministériel avant ou tout juste à la rentrée gouvernementale.

Selon certaines indiscrétions, ô bien introduite, le dossier serait même déjà ficelé et n’attend qu’à être officialisé par la publication officielle des noms des nouveaux appelés. Mais prudence et méfiance, il peut y avoir des évolutions de dernières minutes. Prière de se méfier donc des divinations des « charlatans » et autres prestidigitateurs de type nouveau qui jettent souvent des personnalités en pâture en faisant circuler leurs noms comme quoi, elles seront membre de l’équipe gouvernementale ! En tous les cas, il revient que certains ministres, anciennement nouveaux ou nouvellement anciens, sentant leur départ prochain, seraient même prêts à passer la main, sans rancune (…)

Des déceptions en vu

Même si les Burkinabè pouvaient douter de la rumeur du remaniement ministériel, un fait devait les convaincre qu’il aura bel et bien lieu. Le départ du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Yipènè Djibrill Bassolé comme médiateur conjoint UA-ONU pour le Darfour au Soudan a rendu inévitable le remaniement à venir. L’inconnu reste la nature du remaniement. Quand on parle de remaniement ministériel, le citoyen lambda s’attend à ce que ce soit un bouleversement, qu’on change en grande partie l’équipe dirigeante. Cela sera- t-il le cas cette fois-ci ? Pas si sûr ! Les Burkinabè qui s’attendent à un « tsunami au sommet » devraient, à ce que l’on dit, prendre leur mal en patience. Le gouvernement qui leur serait servi verrait sans doute le départ de quelques anciens ministres, mais le reste sans grand changement au risque de bouleverser de trop, les acquis gouvernementaux en cours...

Il serait plus question de recentrage, de redéploiement pour plus de dynamisme et de cohésion dans l’action gouvernementale. Pour ce faire, certaines informations annoncent un allégement de l’équipe gouvernementale avec pour conséquences de probables redécoupages des départements ministériels. L’objectif serait de mettre en place une équipe techniquement à la hauteur pour relever les défis de l’heure qui se posent aux populations du pays des Hommes intègres.

Pourvu que les faiseurs de ministres fassent de bonnes propositions, des hommes réellement à la hauteur des tâches qui les attendent, à la fois politiquement et surtout techniquement, pour le bonheur de tous, car il faut éviter de remplacer des gens pour les remplacer et les regretter après(…). Qui restera et qui partira du gouvernement ? Qui seront les "jeunes chevaux loups" du prochain exécutif burkinabè ? De « Tertius boys », qu’en sera-t-il exactement ? On en saura un peu plus, bien probablement, à la rentrée gouvernementale en fin août ou en début septembre (…)

Ali TRAORE (traore_ali2005@yahoo.fr)

Sidwaya



22/08/2008
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