Un Burkinabè tué en Italie :

Un Burkinabè tué en Italie :

dimanche 21 septembre 2008.
 
Il s’appelait Abdul Salam Guibré et n’avait que 19 ans. Né en Italie, ce fils d’un Burkinabè qui réside dans ce pays depuis belle lurette vient de trouver la mort dans des circonstances déplorables. Abdul Salam, jeune homme plutôt charmant, ouvrier dans une entreprise locale , qui aimait le rap et qui était, dit-on, très intégré dans son milieu, est mort la semaine dernière après avoir été proprement tabassé par le propriétaire d’un bar- Tabacco- et son fils.

Le propriétaire du bar l’aurait soupçonné d’avoir dérobé la caisse. Ce qu’un ami de la victime dément formellement. Une altercation aurait éclaté entre les propriétaires du bar et Abdul Salam. Ce dernier aurait été copieusement bastonné, avant de succomber plus tard à l’hôpital. Le père du jeune Abdul Salam fait partie des premiers Bissas, originaires du Burkina Faso, à s’être installés en Italie, il y a une vingtaine d’années.

Ce drame a fortement indigné plusieurs personnes de la localité - intellectuels, acteurs de théâtre, centres sociaux… - qui ont décidé d’organiser une marche samedi prochain (NDLR, samedi 20 septembre 2008, dans l’après-midi, pour protester contre ce que certains témoins ont qualifié "d’acte raciste". La police italienne a ouvert une enquête qui va permettre de déterminer les circonstances exactes de la mort du jeune Burkinabè. C’est une information fasozine.com.


Route Ouaga - Fada : un camion se renverse et bloque la circulation

Les usagers de la route Ouaga - Fada étaient à la peine, hier dimanche 21 septembre 2008. A un certain moment de la soirée, la circulation a même été interdite sur une portion de la chaussée, en dehors des engins à 2 roues, vu que les grues l’occupaient. La faute est à ce camion-remorque chargé d’une quarantaine de tonnes de ciment à destination de Kaya dans la province du Sanmatenga. Malheureusement, juste à une cinquantaine de mètres des feux tricolores du croisement route de Fada - hôtel Silmandé (route de Kaya), le camion s’est renversé dans un fossé. L’accident remonterait à 11h et toutes les tentatives pour sortir le mastodonte de son trou ont été vaines. Au moment où nous bouclions cette édition, c’était pratiquement le statu quo. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.


MBA de l’Université de Moncton : des Burkinabè bientôt gradués

Rester sur place à Ouagadougou, continuer son boulot normalement, maintenir son réseau socioprofessionnel intact et acquérir après 2 ans de cours et de soutenances assidus un MBA en administration, finance, contrôle, en gestion des ressources humaines ou en gestion de projets. C’est le pari qu’ont tenu 19 étudiants de l’UCAO (Université du Canada de Ouagadougou). C’est la grande expérience d’une université, celle de Moncton au Canada, délocalisée à Ouaga. Et l’enseignement, selon Julien Tougouri, le leader des étudiants, n’a rien à voir avec ce qui se faisait dans le domaine, "car sa qualité est au-dessus de notre attente". Bien qu’ils soient demeurés ici à Ouagadougou, toutes les prestations leur ont été servies moyennant 5 millions de F CFA pour tout le cycle, contre plus de 20 millions de F CFA pour ceux qui ont été au Canada pour suivre les enseignements. A la fin de ce parcours, la plupart de ces étudiants seront bientôt gradués au cours d’une cérémonie solennelle le 25 octobre 2008 à l’université de Moncton.

Toutefois, ce programme est convoité par d’autres pays africains. C’est pourquoi les étudiants qui l’ont suivi et en louent les avantages ont engagé le combat de le garder ici au Burkina afin que le pays des Hommes intègres en tire encore plus de profit. Ils sollicitent alors le concours des autorités politiques et des sommités de l’éducation supérieure afin que les MBA de l’université de Moncton fassent d’autres heureux élus dans les rangs des professionnels burkinabè.


La ligne Ouaga-Paris en sursis à Air Burkina

Dans un entretien vidéo qu’il a accordé ce week-end à notre confrère du quotidien en ligne fasozine.com, Mohamed Ghelala, le directeur général de Air Burkina a laissé entendre que la ligne Ouaga-Paris-Ouaga va peut-être fermer dans les prochains mois, en raison d’un énorme déficit qu’elle occasionne et qui plombe les comptes de la compagnie aérienne. Le DG s’exprime également dans cette interview sur les problèmes avec les syndicats de son entreprise, etc.


Demande de réhabilitation du maire de Saaba : des chefs coutumiers s’en démarquent

Dans notre édition du 15 septembre dernier, nous avons publié une lettre signée de chefs coutumiers de la commune de Saaba demandant la réhabilitation du maire de cette commune suspendu de ses fonctions. Aujourd’hui, un groupe de chefs coutumiers se démarque de ladite lettre.

"Monsieur le ministre, C’est avec un grand étonnement que nous avons écouté sur les ondes d’une radio FM, et ceux d’entre nous qui savent lire, après avoir lu dans les colonnes du journal "Le Pays" n° 4202 du lundi 15 septembre 2008, un article qui implique les chefs des 23 villages de la commune rurale de Saaba dans un écrit qui exige la réhabilitation du maire Henri Désiré Ouédraogo et du 1er adjoint Pierre T. Ouédraogo, suspendus en juillet 2008 de leurs fonctions.

N’ayant pas participé à la rédaction de cette lettre, nous nous démarquons de tels agissements qui défient l’autorité de l’Etat. Nous sommes des responsables coutumiers et nous ne faisons pas l’amalgame. Ce dont nous sommes sûrs, une équipe venant du centre de Saaba a sillonné nos villages au mois d’août pour des entretiens autour de la situation de notre mairie. Dans certaines zones, il leur a été dit en substance qu’il fallait effectivement travailler à situer clairement les responsabilités, faire la lumière sur la situation qui n’a que trop duré, pour que la commune puisse enfin décoller après deux ans de doute et d’inactivité. Dans une des zones de la commune, comme à l’accoutumée, nous avons écrit un rapport de la rencontre et transmis, par des envoyés spéciaux, un exemplaire aux autorités coutumières de Saaba qui avaient dépêché l’équipe pour les missions dans les villages.

Nous vous transmettons une copie de ce rapport même si notre français n’est pas correct, pour que vous sachiez la vérité et permettiez au peuple burkinabè de savoir la vérité. Nous nous insurgeons contre cette pratique d’abus de confiance, de falsification, de faux et usage de faux tendant à nous discréditer, à nous mettre en conflit avec la puissance publique, l’autorité de l’Etat que nous respectons et accompagnons chaque jour dans ses actions de promotion du bien-être des populations de nos villages. Monsieur le ministre, nous défions l’équipe qui a fait la tournée de publier la copie du rapport et la liste des chefs signataires puisque là aussi, tous les chefs n’ont pas signé et certaines signatures sont fausses. D’autre part, nous vous informons qu’un autre groupe, conduit cette fois-ci par des conseillers municipaux, fait le tour pour recueillir des signatures à des fins que nous ignorons. Il est temps de laisser l’autorité faire son travail et nous demandons à ces conseillers de se mettre à la tâche au lieu de dépenser des énergies à travailler à la défense d’intérêts personnels et égoïstes.

Qu’ils se rappellent qu’ils ont été élus pour servir les populations et non pour se servir. Veuillez agréer, monsieur le ministre, l’expression de notre profond respect."


Menace acridienne : fausse alerte à Ouahigouya

Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 septembre 2008, une forte présence de criquets a été remarquée à Ouahigouya, notamment au secteur 10, où lampadaires et autres points lumineux ont été pris d’assaut, dès la tombée de la nuit, par ces gros insectes, créant une certaine frayeur chez des habitants. Approché dès le lendemain, le service régional de l’agriculture a assuré qu’il ne s’agissait pas de criquets pèlerins mais de simples sautéreaux qui ne présentent aucun danger pour les cultures.


Lignes de transport dans le sud ouest : les prix du ticket à discuter

C’est le statu quo pour ce qui est des prix du ticket sur les lignes Gaoua –Ouaga et Gaoua –Bobo. Les tarifs de 7500 F CFA et 6000 F CFA sont toujours appliqués. Cependant, certaines compagnies se montrent réceptives lorsqu’il s’agit de revoir les prix à la baisse. Cela fait que officiellement, ce sont les prix en hausse qui sont maintenus mais officieusement, d’autres acceptent aisément les tarifs de 6 000f (pour la ligne Gaoua-Ouaga) et 5000f (pour la ligne Gaoua-Bobo) arrêtés au gouvernorat.

Cette situation témoigne, semble-t-il, d’une discorde au sein des compagnies de transport à appliquer un même tarif. La grogne de la coalition de lutte contre la vie chère est pourtant persistante à Diébougou, chef- lieu de la province de la Bougouriba. En témoigne la lettre du 17 septembre dernier adressée au gouverneur de la région où la coalition dit se désengager de tout ce qui pourrait advenir à Diebougou face au refus des compagnies d’appliquer les accords du gouvernorat.


L’alphabétisation des femmes au coeur d’un atelier à Ouagadougou

En vue de lutter contre la pauvreté par l’alphabétisation et le renforcement des capacités d’autopromotion des femmes, le ministère de la Promotion de la femme et le ministère délégué chargé de l’Alphabétisation et de l’éducation non formelle ont initié un programme d’ouverture de centres d’alphabétisation et de formation (CPAF) féminins au niveau des Maisons de la femme. L’atelier de validation dudit programme a lieu aujourd’hui même à la Maison de la femme de Ouagadougou, sise à Bogodogo


Marche contre la faim : plus de 26 millions de F CFA collectés

Comme à l’accoutumée et à l’instar d’autres pays à travers le monde, PAM Burkina (Programme alimentaire mondial) a organisé, le 1er juin dernier, à Ouagadougou en partenariat avec le ministère de l’Enseignement de base et de l’alphabétisation (MEBA) et d’organisations de la société civile (Réseau d’organisations des jeunes pour le développement, Association des étudiants en médecine du Burkina, Citoyens du monde-Burkina, Cerveau d’Afrique, Club Telefood de l’université de Ouagadougou), la 3e édition de la marche de solidarité contre la faim des enfants. Cette édition était placée sous le haut parrainage de Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat et le parrainage de Marie Odile Bonkoungou, ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation.

A l’occasion de cette marche, les actions de sensibilisation et de mobilisation on permis de collecter plus de 26 millions de F CFA. Par ailleurs, des apports en nature (eau, carburant, véhicules pour le transport, eau minérale, banderoles, tee-shirts, médicaments, etc) ont également été enregistrés. La somme ainsi collectée devrait permettre au PAM d’apporter une assistance alimentaire à 1545 élèves supplémentaires durant l’année scolaire 2008-2009 dans les 587 écoles de la région du Sahel (Oudalan, Séno, Soum, Yagha) dont les cantines scolaires sont assistées par le PAM.


Encadreurs pédagogiques : la communion des militants CDP

Les deuxièmes journées de la cellule de réflexion des personnels d’encadrement pédagogiques (CRPES) du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique se sont tenues les 20 et 21 septembre 2008 au siège du CDP à Ouagadougou. Au total, 80 encadreurs pédagogiques militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont pris part aux deux journées d’échanges. Un appel a été ainsi lancé à la veille de la rentrée des classes, pour soutenir la réforme du système éducatif à travers une implication des acteurs concernés. Les participants ont passé en revue, avec le concours de leaders politiques du parti dont le député Achille Tapsoba, les actions en vue d’une mise en oeuvre du programme du chef de l’Etat, "le progrès continu pour une société d’espérance". La formation politique des membres de la CRPES devra se renforcer avec des activités à venir.


Les encadreurs pédagogiques en recyclage

L’ENEP de Loumbila abritera, du 22 septembre au 2 octobre 2008, un atelier de formation qui regroupera tous les encadreurs pédagogiques du Kadiogo, de l’Oubritenga, du Sanmatenga et du Tuy. Organisée par le Projet d’appui à la formation continue des enseignants en matière de sciences et de mathématiques à l’école primaire (SMASE - Burkina Faso), la session sera présidée par le ministre de l’Enseignement de base et de l’alphabétisation.


Le ministre Seydou Kaboré sur les trois échangeurs en construction

Le tout nouveau ministre des Infrastructures et du désenclavement, Seydou Kaboré, visite ce jour lundi 22 septembre 2008, les chantiers de construction des échangeurs de l’Ouest, de Ouaga 2000 et de l’Est. Une visite qui lui permettra de voir de près l’état d’avancement des travaux entrepris de part et d’autre.


Découvrir l’écriture scientifique avec le CODESRIA

En collaboration avec le Centre d’étude, de documentation et de recherches économique et sociale (CEDRES), le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) organise ce lundi 22 septembre 2008 un atelier sur l’écriture scientifique.

Le Pays



30/09/2008
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